A 72 ans ,j'ai réalisé ,grâce à vous ,un rêve:"naviguer sur ce voilier mythique qu'est Pen Duick 3"
Le convoyage Marseille Valencia n'a été que du bonheur grâce
aussi à la qualité de son skipper Erwan.
Merci pour tout
Jacques REY
Président de l'Association des Cap Horniers de Plaisance
Témoignage du 13 octobre 2009
Témoignage de Claude BORDE
Comme promis, en souvenir de votre passage à
Saint Cyprien.
Claude BORDE ex Capitaine de la marine marchande,
équipier sur Manuréva et Club Méditerranée avec Alain Colas.
Les "Pen Duick" à St Cyprien
C’est
avec pas mal de retard que je t’envoie le lien sur mes photos des « Pen
Duick », à St Cyprien.
Ne m’en
tiens pas rigueur, j’avais énormément de photos à traiter, et toujours dans
l’urgence.
J’ai vécu
cet évènement avec beaucoup d’émotions, car j’ai moi même été dans la
« Royale », à Brest à l’Etat Major.
Evidemment,
Eric est pour moi, comme pour beaucoup de gens, une icône et c’est avec un
très grand plaisir, que j’ai vécu l’arrivée des « Pen Duick » à St
Cyprien.
Je te
remercie de ton accueil chaleureux, ainsi que celui de
Laurent.
Au sujet
des photos, il est possible d’en obtenir en qualité supérieure, en me
communiquant les n°s origine des photos (Clic droit sur les miniatures et
propriétés).
J’attends
que tu me donnes également le lien sur le site de
l’Association.
Cordialement,
Jacques
Devisme (JaDe)
De trés belles photos à voir sur le lien ci-dessous :
Je voudrais, à travers ce
court témoignage, évoquer ce qui fut pour moi l’un des traits de caractère
d’Eric les plus marquants
et les plus riches
d’enseignement, la maîtrise de soi.
Nous étions début octobre 1973. J’avais eu le haut privilège
de faire partie de l’équipage de Pen Duick VI pour la première Whitbread.
Cela faisait plus de trois semaines que nous avions quitté
Portsmouth. Nous nous rapprochions du Tropique du Capricorne, soit une
vingtaine de degrés de latitude sud et nos plus proches concurrents se
trouvaient à plusieurs jours derrière nous. Le bateau était au près serré dans
35 Nœuds établis, plutôt surtoilé comme Eric aimait toujours naviguer. La mer
était dure et Pen Duick tapait méchamment.
Nous venions de changer de quart… et soudain, c’était peu
après minuit, le bateau, qui accusait une gite respectable, se redressa très
brutalement. Chacun à bord comprit immédiatement ce qu’il venait de se
produire.
Pour Eric, ce démâtage était une vraie catastrophe… Il
s’était tellement investi dans ce projet et il était criblé de dettes à cause
de Pen Duick VI.
Et pourtant, là où on aurait compris qu’Eric réagisse en
tapant du pied, en hurlant ou en se prostrant comme l’aurait fait la plupart
des skippers, il organisa calmement les opérations de largage du mat et de mise
en place d’un gréement de fortune avant de regagner la table à carte pour
étudier la meilleure route à faire et annoncer notre fortune de mer à la BLU et
en morse…
Je pourrais aussi évoquer
un autre aspect de la personnalité d’Eric : il n’était pas rare, par suite
de la maladresse de l’un d’entre nous, qu’une manœuvre soit loupée entraînant
par exemple la déchirure d’un spi. Alors Eric lâchait en général « oh,
merde alors, les gars faut faire gaffe… ! », mais en ne s’en prenant
jamais directement au fautif… Jamais il n’a pris un équipier pour bouc
émissaire ; jamais il n’a humilié l’un d’entre nous.
Une telle maîtrise de soi a été, pour le jeune équipier que
j’étais alors, une belle leçon de vie qui m’a bien aidé lorsque je me suis
moi-même retrouvé face à des responsabilités professionnelles dans des
situations délicates.
Antoine Croyère, équipier sur Pen Duick VI de juillet 1973 à
juin 1974
Vous
trouverez aussi en PJ 2 images que vous pouvez
exploiter.
Une
est une image simple tirée de la vidéo, l’autre est la même image mais
intégrée au lecteur vidéo.
Je
reste à votre disposition pour tous renseignements
complémentaires.
Cordialement
Christophe
Bourdy
Témoignage du 17 mars 2009
Témoignage de Jean-Louis POIGT
Autre
anecdote :
1953 ou 1954,
à Kouribga (Maroc), pendant les dimanches, alors que je n’avais que faire, Eric
passait des
Heures –
sans parler – à construire de toutes pièces des doris – longueur 2 cm – et un ensemble de vergues pour
un thonier dont je n’ai pu voir la fin. Très patient je suis resté longtemps
derrière lui à observer la minutie de son travail et son calme. Il me savait
derrière lui et j’imagine aujourd’hui son petit sourire.
J’ose
avouer que son silence et son calme arrivait presque à m’énerver. Il savait
pourtant rire, mais jamais pendant qu’il faisait son travail : RESPECT MR
TABARLY